De la ville à la nation : continuité et ruptures dans l’histoire de la chanson espagnole contemporaine (XIXe -XXIe siècles)

Un colloque est organisé, dont le laboratoire EHIC est partenaire, les jeudi 15 avril 2020 et vendredi 16 avril 2021 à la Maison de la Recherche (4 Rue des Irlandais, 75005 Paris). Le colloque a été reporté suite à la crise sanitaire. Le programme mis à jour sera mis en ligne ultérieurement.

 

De la ville à la nation : continuité et ruptures dans l’histoire de la chanson espagnole contemporaine (XIXe -XXIe siècles)

 

Présentation :

Afin de déconstruire le récit sur la chanson espagnole instrumentalisé par le franquisme, ce colloque invite à réfléchir sur une histoire plus complète et plus complexe de celle-ci, ainsi que sur l’identification des topiques qui ont permis de créer une cohésion nationale à travers la chanson contemporaine. Dans ce cadre, il est également nécessaire de prendre en compte l’importance des chansons dans la création et la transmission des identités liées aux régions, aux villes, aux lieux et même aux quartiers, qui contribuent à l’analyse avec une approche différente.
À l’instar de la démarche adoptée par L. J. Calvet dans son ouvrage Chanson : la bande son de notre histoire (2013), il s’agit de mettre en relation l’histoire de laconstruction de l’identité nationale et la mémoire  affective de la chanson. En effet, la chanson, en tant que mode spécifique de communication qui met en jeu l’interprétation et la réception, articule l’individuel et le collectif. Dès lors, elle peut renvoyer à des contextes historiques, culturels, socio-politiques différents : ceux de sa création et ceux de sa réception. De la même manière, la chanson, en évoquant des paysages réels ou imaginaires s’inscrit dans un territoire donné. À partir du moment où la chanson est entendue et donc reçue, elle est le déclencheur d’une mémoire involontaire. Cependant, quand elle est utilisée à des fins précises, elle devient “munition” de la mémoire volontaire.
Si l’on change les paroles, l’orchestration ou si on l’interprète dans un tout autre contexte que celui de sa création, la chanson peut être également porteuse d’un message comique, satirique, orienté, voire de propagande. À ces trois types de détournements analysés par L. J. Calvet, s’ajoute, en Espagne, un détournement d’une toute autre nature, l’instrumentalisation, par le régime franquiste, d’un genre musical au service de la construction d’une culture populaire voulue comme nationale, en récupérant les folklores régionaux.
Ce colloque souhaite, dans l’aire culturelle hispanique, examiner les rapports entre chanson et territoire à l’époque contemporaine, de 1808 à nos jours et étudier, dans la chanson, l’évocation des lieux et des imaginaires qu’elle mobilise pour devenir emblématique du territoire national.

Frais d’inscription : 20€

Le programme du colloque est disponible ici en format .pdf.

Programme

Jeudi 15 avril 2020

9h : Accueil des participants
9h30 : Discours d’ouverture : Evelyne Ricci (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – co-directrice du CREC EA 2292)
9h45 : Conférence plénière

Stéphane Hirschi (Université polytechnique Hauts-de-France) : « Le chant en français de quelques villes d’Espagne »

10h30 : “Moliendo café”  (Pause café)

« Enamorado de la moda juvenil » :  chanter la ville 1

Modérateur : Rubén Pallol Trigueros (Universidad Complutense Madrid)

11h : Javier Rodríguez Hidalgo (Université d’Angers) : « Una banda sonora para el “plan ZEN” »

11h30 : Blanca Algaba Pérez (Universidad Complutense de Madrid) : « El rock urbano como vehículo de la identidad barrial en Vallecas (1976-1986) »

Discussion

12h30 : Déjeuner

« Yo me bajo en Atocha » : Chanter la ville 2

Modérateur : Rubén Pallol Trigueros (Universidad Complutense Madrid)

14h : José Rafael Ramos Barranco (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) : « La ciudad de los cantautores: representaciones e imaginarios urbanos de la canción de autor española desde 1960 hasta la actualidad »

14h30 : Marion Billard (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) : « Contar el dolor nacional cantando (a) la ciudad herida: memorias musicales del 11-M »

Discussion

15h15 : “Moliendo café”  (Pause café)

« De España vengo, de España soy » : Aux sources de la chanson contemporaine

Modératrice: Marie-Catherine Chanfreau (Université de Poitiers)

15h45 : Vinciane Trancart (Université de Limoges) : « Villes et libéralisme dans les hymnes militaires espagnols du XIXe siècle »

16h15 : Anna Costal Fornells (Escuela Superior de Música de Cataluña) : « De la utopía icariana a la acción social. Los Coros de Clavé y la canción popular urbana en la construcción de la España contemporánea »

16h45 : Alicia Fernández García (Université Vincennes Saint-Denis Paris 8) : « Ceuta et Melilla dans le folklore espagnol : le cas du nationalisme espagnol chanté »

17h15 : Discussion

Vendredi 16 avril

9h : Conférence plénière

Rubén Pallol Trigueros (Universidad Complutense Madrid) : « El ritmo de la calle. Música, baile y transgresión del orden social en las ciudades de entreguerras »

« Yo quiero ser una chica Almodóvar » :  La chanson à l’écran

Modérateur : Serge Salaün (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

9h45 : Marta García Carrión (Universidad de Valencia) : « El pueblo de Madrid es el pueblo que canta: canción e imaginarios locales y nacionales en las adaptaciones cinematográficas de La verbena de la Paloma »

10h15 : Ivanne Galant (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) : « “Déjate llevar por las sensaciones » y demás. Usos de la canción en la promoción turística »

Discussion

11h : “Moliendo café”  (Pause café)

« Papá, cuéntame otra vez » : Chanter sous l’oppression 1

Modératrice : Marie Franco (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – co-directrice du CREC EA 2292)

11h30 : Elsa Calero Carramolino (Universidad de Granada) : « “Solo consigo recordar aquellas canciones acordándome del silencio”. La canción española, sus intérpretes y sus actores en el contexto carcelario de la dictadura franquista (1938-1948) »

12h : Germán Gan Quesada (Universidad Autónoma de Barcelona)  : « No acabaría nunca de cantarte… La “canción española” en los Concursos Nacionales de Música durante la década de 1950 »

Discussion

12h45 : Déjeuner

« Papá, cuéntame otra vez » : Chanter sous l’oppression 2

Modératrice : Marie Franco (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – co-directrice du CREC EA 2292)

14h : María José González Dávila (Universidad de Cádiz) : « “Ay, pena, penita” : la fuerza subversiva de la copla durante la dictadura franquista »

14h30 : Isabel Martín Sánchez (Universidad Complutense Madrid) : « Cara al sol : de canción de Falange a himno del franquismo »

Discussion

15h15 : “Moliendo café”  (Pause café)

« Lejos del mar porque yo… nací en el Mediterráneo » : Identités territoriales en musique.

Modérateur : David Marcilhacy (Université Paris-Sorbonne)

15h45 : Ferran Archilés (Universidad de Valencia) : « “Jo vinc d’un silenci” : la memoria sentimental del antifranquismo desde Valencia »

16h15 : Mercedes Gómez García-Plata (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) : « “Andalucía tierra de hambre y sudor”. Des sevillanas pour ne pas danser : Gente del Pueblo ou l’image d’une autre Andalousie »

16h45 : Jennifer Houdiard (Université de Nantes) : « L’affirmation festive d’une identité musicale et nationale : le groupe pop/folk catalan Els Catarres »

17h15 : Discussion et conclusions du colloque

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