Séminaire Fe2C – Les populations autochtones des États-Unis et du Canada

Le vendredi 13 mars de 14h à 16h en salle D005 André Magord et Kelly Fazilleau (MIMMOC) seront à la FLSH de Limoges pour un séminaire ouvert à tous sur les populations autochtones des États-Unis et du Canada.

 

Le mythe de l’« Indien en voie de disparition » et l’héritage des photographies d’Edward S. Curtis.

Kelly Fazilleau, Civilisation états-unienne, Université de Poitiers, Mimmoc

Entre 1907 et 1930, Edward S. Curtis publia 2 228 photographies des populations autochtones d’Amérique du Nord. Son projet, motivé par la théorie de l’« Indien en voie de disparition », devait permettre de collecter autant de données possibles sur ces populations avant qu’elles ne s’évanouissent. Empreinte de subjectivité et objet de trucage, l’œuvre de Curtis a participé à la diffusion de l’image nostalgique d’un « Indien » relégué au passé et voué à disparaître. L’étude de ces photographies permet de révéler le lien dynamique entre discours infériorisant et l’image populaire de l’« Indien » au XXe siècle.

 

 

Quelle réconciliation possible entre les peuples autochtones du Canada et les autres Canadiens en 2020 ?

André Magord, civilisation canadienne, Université de Poitiers, Mimmoc

Les relations entre peuples autochtones et le reste de la population canadienne reposent sur une incompréhension durable entre deux modes de vie et de pensée : l’un éco-centrique, l’autre essentiellement matérialiste et/ou colonial.  Après une longue période d’imposition d’un pouvoir majoritaire euro-canadien, le Canada cherche aujourd’hui la voie d’une réconciliation, notamment grâce à une commission « Vérité et réconciliation ».  De nombreux obstacles semblent toutefois continuer à poser problème.  Tenter d’éclairer certaines des zones d’ombre en place implique de requestionner l’objectivation de la recherche en sciences humaines et sociales.

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